La guerre en Iran, entrée dans son 32e jour, provoque un choc d’offre négatif majeur pour l’économie mondiale, principalement via la perturbation du détroit d’Ormuz où 20 % du gaz liquéfié et du pétrole mondial transitent quotidiennement. Les prix du brut ont déjà dépassé les 100 $ le baril, avec des craintes d’une flambée vers 150 $ si le conflit se prolonge, ce qui menace de faire grimper l’inflation et de ralentir la croissance.
En zone euro, la dépendance énergétique expose l’économie à un risque de récession, avec une inflation qui pourrait augmenter de 0,5 % à 3 %** selon la durée du blocage, menaçant de faire **flamber les prix alimentaires dès 2027. Les banques centrales, notamment la BCE, font face à un dilemme entre soutenir la croissance et freiner l’inflation, risquant une hausse des taux si le conflit dure plusieurs mois.
Aux États-Unis, bien que exportateur net d’hydrocarbures, le pays subit une pression inflationniste forte qui complique la tâche de la Réserve fédérale (Fed) et menace les **élections de mi-mandat**. Un scénario de prolongation des hostilités pourrait transformer le choc temporaire en stagflation, réduisant la croissance américaine de 0,3 point de PIB et augmentant le risque de récession à environ **30 %**.
Les principales conséquences économiques globales d’un conflit Iran–USA sont une hausse des prix de l’énergie, une pression inflationniste mondiale et un ralentissement de la croissance, surtout si le détroit d’Ormuz est perturbé. Les effets se propagent ensuite aux marchés financiers, au commerce maritime et aux chaînes d’approvisionnement, avec un risque plus marqué pour l’Europe et les économies très dépendantes des importations d’énergie. [gbnews](https://www.gbnews.com/money/recession-global-economy-donald-trump-us-iran)
## Mécanismes clés
– Pétrole et gaz plus chers. Le détroit d’Ormuz transporte environ un cinquième des flux mondiaux de pétrole et de gaz ; toute tension durable y fait monter les prix mondiaux de l’énergie. [english.news](https://english.news.cn/20260331/0391d6ee7f734a20bc297337a90de4a9/c.html)
– Inflation importée. Des coûts énergétiques plus élevés renchérissent transport, industrie et alimentation, ce qui peut retarder les baisses de taux des banques centrales. [abcnews](https://abcnews.com/Business/iran-war-impact-us-economy/story?id=130749101)
– Croissance plus faible. La hausse des coûts pèse sur la consommation et l’investissement, ce qui peut ralentir l’activité aux États-Unis comme dans le reste du monde. [forbes](https://www.forbes.com/sites/hershshefrin/2026/03/06/iran-conflict-destabilizes-global-economy-more-than-us-economy-says-ai/)
## Effets par zone
| Zone | Impact probable |
|—-|—-|
| États-Unis | Prix de l’essence et inflation plus élevés, avec un possible frein à la croissance [abcnews](https://abcnews.com/Business/iran-war-impact-us-economy/story?id=130749101). |
| Europe | Vulnérabilité plus forte via l’énergie importée et une industrie déjà sous pression [aljazeera](https://www.aljazeera.com/news/2026/3/16/the-tell-tale-signs-how-bad-has-the-iran-war-hit-the-global-economy). |
| Chine et Asie importatrice | Coûts d’achat de pétrole plus élevés et risque de ralentissement du commerce mondial [oilprice](https://oilprice.com/Energy/Crude-Oil/US-Sanctions-on-Iran-Threaten-Global-Energy-Markets.html). |
## Sanctions et marchés
Les sanctions américaines contre l’Iran peuvent réduire les exportations pétrolières iraniennes, mais si elles sont renforcées elles peuvent aussi tendre les marchés et faire monter les prix du brut à court terme. En pratique, cela crée un arbitrage difficile pour Washington entre pression géopolitique et lutte contre l’inflation. [oilprice](https://oilprice.com/Energy/Crude-Oil/US-Sanctions-on-Iran-Threaten-Global-Energy-Markets.html)
