Les principaux risques géopolitiques actuels concernent surtout les guerres en cours, la rivalité entre grandes puissances, les tensions autour de l’énergie et du climat, et la fragmentation économique du monde.[12][15]
Conflits armés majeurs
– Guerre Russie–Ukraine, avec risque d’escalade (frappes sur les infrastructures, nucléaire civil, cyberattaques) et d’usure durable en Europe de l’Est.[15]
– Conflits et tensions persistantes au Moyen-Orient (Israël–Palestine, Syrie, Yémen, rivalités Iran–États du Golfe) avec impact sur la sécurité régionale et les flux énergétiques.[15]
– Instabilité sécuritaire dans plusieurs régions d’Afrique (Sahel, RDC, Corne de l’Afrique), mêlant terrorisme, coups d’État et compétition d’influence entre puissances extérieures.[14]
Rivalité entre grandes puissances
– Rivalité États‑Unis / Chine (technologies, commerce, routes maritimes, Taïwan) qui structure de plus en plus l’ordre international.[18]
– Confrontation prolongée entre l’UE/OTAN et la Russie (sanctions, réarmement, repositionnement des alliances).[15]
– Montée en puissance de puissances régionales (Turquie, Inde, États du Golfe) cherchant plus d’autonomie stratégique.[18]
Énergie, climat et ressources
– Sécurisation des approvisionnements énergétiques (gaz, pétrole, uranium) après les chocs liés à la guerre en Ukraine et aux sanctions contre la Russie.[15]
– Tensions autour de la transition énergétique (accès aux métaux critiques, dépendance vis‑à‑vis de certains fournisseurs, risques d’« armes » économiques).[4]
Changements climatiques pouvant accentuer tensions sur l’eau, l’alimentation et provoquer des déplacements de population, notamment en Méditerranée et en Afrique.[6][13]
Fragmentation économique et risques systémiques
– Utilisation accrue des sanctions économiques et des contrôles d’exportations (énergie, technologies sensibles), avec risque de blocs commerciaux rivaux.[15]
– Vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement mondiales (pandémies, conflits, catastrophes naturelles).[12][18]
– Endettement élevé de nombreux pays émergents, suscitant des risques de crises de dette exploitables comme leviers d’influence géopolitique.[16][4]
Ce que cela implique pour l’Europe et la France
– Pression durable sur les budgets de défense et la politique industrielle, en particulier dans l’UE.[15]
– Besoin de diversifier les sources d’énergie et de matières premières pour réduire les dépendances stratégiques.[4]
– Gestion des conséquences migratoires et sécuritaires des crises dans le voisinage (Méditerranée, Afrique, Moyen‑Orient).[6][14]
Citations:
[1] [Numéro 182 – janvier 2024](https://ojs.uclouvain.be/index.php/regardseco/article/view/82293) [2] [Une terre de risques et de violence ? Retour sur le FIG 2008](https://journals.openedition.org/espacepolitique/109) [3] [L`improbable défense européenne](https://www.cairn.info/revue-herodote-2008-1-page-9.htm?ref=doi) [4] [Transition énergétique : promesses et défis des Just Energy Transition Partnerships](https://stm.cairn.info/revue-revue-de-l-energie-2024-1-page-46?site_lang=fr) [5] [En dépit des turbulences pétrolières, un raffermissement de la croissance](https://www.oecd-ilibrary.org/economics/perspectives-economiques-de-l-ocde-volume-2004-numero-2/editorial_eco_outlook-v2004-2-2-fr) [6] [Insécurités alimentaires : les risques géopolitiques se précisent en Méditerranée](https://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2011-2-page-169.htm?ref=doi) [7] [Développer la résilience en renouvelant la formation à et pour la sécurité : une recherche en cours](https://www.semanticscholar.org/paper/0b555343f202dc00978b7b31f5191044de614d3d) [8] [Recommandations pour l’administration d’oxytocine au cours du travail spontané. Chapitre 5 : risques et effets indésirables materno-fœtaux liés à l’administration d’oxytocine au cours du travail spontané](https://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S1637408816301420) [9] [Étude de la réponse lymphocytaire BCG-spécifique sérique et urinaire au cours d’un traitement par BCG-thérapie dans la prise en charge des tumeurs de vessie n’infiltrant pas le muscle de haut risque](https://linkinghub.elsevier.com/retrieve/pii/S1761676X24002190) [10] [Dispositif d’accompagnement hybride dans un cours de physique de première année à l’université en Belgique](https://journals.openedition.org/ree/12094) [11] [Les débats suédois sur la centrale finlandaise de Pyhäjoki : une géopolitique critique de l’énergie en Baltique](https://journals.openedition.org/mappemonde/pdf/4748) [12] [Does the causality between environmental sustainability, non-renewable energy consumption, geopolitical risks, and trade liberalization matter for Pakistan? Evidence from VECM analysis](https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC10632714/) [13] [Geopolítica del Riesgo](https://revista-mici.unr.edu.ar/index.php/revistamici/article/download/136/91) [14] [L’afrique Terre De Competition Des Puissances Eurasiatique : Cas De La Russie](https://www.ijfmr.com/papers/2024/3/18861.pdf) [15] [Caught up by Geopolitics: Sanctions and the EU’s Response to Russia’s War Against Ukraine](https://www.degruyter.com/document/doi/10.1515/ev-2023-0051/pdf) [16] [La pandémopolitique covid-19 : un choc géoéconomique pour la coopération interrégionale entre la Francophonie et l’Afrique](https://publications-prairial.fr/rif/?do=_pdfgen_get&document=1414&lang=en) [17] [Les risques environnementaux en 2020 : état des lieux et leçons d’une réflexion prospective à INRAE](https://www.nss-journal.org/articles/nss/pdf/2023/03/nss240003.pdf) [18] [Corona Virus Health Crisis (COVID-19) and Reconfiguration of Stability/Power Poles in the International System](https://al-kindipublisher.com/index.php/jhsss/article/download/1482/1211)