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Pourquoi tout est à recommencer ?

Pourquoi l’Iran ne s’arrête pas ?


Aucun des belligérants majeurs (États-Unis, Israël, Iran) ne semble avoir intérêt stratégique à mettre fin rapidement au conflit, chacun jugeant que la poursuite de la guerre sert mieux ses objectifs géopolitiques immédiats qu’un compromis.


Pour l’Iran, la guerre s’inscrit dans une stratégie de survie existentielle et de « guérilla » d’usure ; le régime des Gardiens de la révolution, renforcé par la radicalisation suite aux frappes, utilise le blocage du détroit d’Ormuz (20 % du pétrole mondial) comme levier de pression économique contre l’ennemi américain, rendant une capitulation improbable.


Pour les États-Unis et Israël, l’opération « Fureur épique » vise à déstabiliser durablement le régime et à empêcher l’accès à l’arme nucléaire, mais les objectifs initiaux (changement de régime, anéantissement des capacités militaires) n’étant pas atteints, Donald Trump et Benjamin Netanyahou semblent prêts à enclencher une escalade supplémentaire, y compris un déploiement de troupes au sol.


Pour les pays du Golfe, la situation est paradoxale : bien qu’ils souhaitent la fin des hostilités pour protéger leur économie, ils ne veulent pas qu’un Iran humilié s’en sorte avec un esprit de revanche, ce qui les pousse à soutenir une pression continue sur Téhéran tout en craignant une issue incertaine.


Les experts soulignent que la spirale d’escalade est dangereuse et instable, car chaque partie croit que la prolongation du conflit est plus rentable politiquement et stratégiquement qu’une sortie de crise, sans qu’aucune option ne permette actuellement une issue politiquement satisfaisante pour Donald Trump.